GELEE DE TILLEUL

Encore une jolie fleur blanche parfumée, après le sureau, l’aspérule, et l’acacia. Chouette!

Il faut en profiter car la floraison n’est pas très longue. Cela dit l’an dernier dans la même rangée il y avait deux sortes de tilleuls à floraison alternée. Cela a permis de faire durer la cueillette.

Je vous avais déjà, l’an dernier, donné les recettes de la crème glacée au tilleul et d’un filet de loup aux fleurs de tilleul. Loin de se contenter de parfumer les  classiques tisanes, la délicatesse du tilleul et son odeur se déclinent très bien en cuisine.

Aujourd’hui c’est une gelée de tilleul que je vous propose, pour profiter tout l’hiver (s’il en reste jusque là 🙂 ). Vous pouvez aussi faire sécher les fleurs + feuilles pour vos tisanes.

Ingrédients pour 3 pots:

  • 300 g de fleurs + premières feuilles
  • 1,5 l d’eau
  • 500 g de sucre
  • 1 jus de citron
  • 2 g d’agar agar

Préparation:

  • Lavez vos pots à confiture puis stérilisez-les en les plongeant dans de l’eau bouillante.
  • Déposez les fleurs de tilleul après les avoir secouées pour faire partir les petites bestiole dans un faitout et couvrez-d’eau (env. 1 l). Faites bouillir pendant à peu près 20 mn.
  • Laissez ensuite infuser pendant 10 mn. Filtrez ensuite pour récupérez le jus.
  • Versez le jus dans un chaudron ou un faitout.
  • Ajoutez le sucre et le jus de citron.
  • Amenez à ébullition sans cesser de remuer. Laissez cuire 5 mn. Ajoutez l’agar agar que vous aurez mélangée dans 2 cuillères à soupe d’eau. Laissez bouillir 3 minutes sans cesser de remuer. Remplissez ensuite vos pots de gelée de tilleul.
  • Fermez-les, retournez-les et laissez refroidir.

QUE FAIRE AVEC: LE PISSENLIT

Ça y est! Les plantes ont enfin décidé de pousser chez moi. Il neige un peu ce matin mais la pluie de ces derniers jours a activé la repousse printanière de toutes les plantes sauvages, y compris celles qui envahissent mon potager, mais bref passons…

J’ai enfin pu sortir dans mon jardin (oui, ma pelouse n’a plus de pelouse que le nom et j’y trouve largement de quoi faire mes salades de dernière minute), et cueillir le pissenlit nécessaire pour une salade .

Je rappelle que le pissenlit, ou dents de lion, est en fait le nom commun pour plusieurs espèces qui se ressemblent, et qui sont toutes comestibles. Certaines sont plus découpées que d’autres, les feuilles plus rondes ou au contraire plus pointues ce qui rend l’identification un peu ardue parfois, avant la floraison, au moment où les feuilles sont tendres et prêtes être dégustées.

En balade, si vous n’êtes pas sûrs, la feuille de pissenlit a toujours les dents vers le bas, et si vous coupez la feuille un latex blanc s’en échappe. Le meilleur moyen est de goûter car le goût est vraiment inimitable.

 

 

 

 

 

Le pissenlit, compagnon de route de notre enfance, est diurétique et dépuratif, n’hésitez donc pas à en consommer pour une cure détox.  Toutes les parties se mangent, quelle super plante!

On mange les feuilles crues en salade, les boutons floraux en câpres, les fleurs en vin et en confiture ou cramaillote, et les racines grillées (pour les racines c’est en hiver que ça se consomme, quand la sève redescend vers le bas). Comme les pousses sont plus ou moins avancées selon que vous êtes au sud ou au nord, je vous remets toutes les recettes, testées et approuvées ( tout est bon!)

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/04/12/vin-de-pissenlit/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/04/08/capres-de-pissenlit/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/01/14/salade-de-pissenlit-aux-lardons-et-oeufs-mollets/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2017/05/26/gelee-de-pissenlit-cramaillotte-ou-bissangel-honig/

Bon appétit!

GELEE DE FLEURS DE SUREAU

Les sureaux sont en fleurs et, après avoir fait des beignets, je cherchais comment conserver un peu plus longtemps le goût si fin de cette fleur merveilleuse.

J’ai donc testé la gelée. Je vous avoue qu’elle est un peu trop liquide, malgré une cuisson plus longue que celle des recettes, et qu’elle ressemble plutôt à un miel. Mais dans les yaourts, sur de la glace vanille ou dans un gâteau je ne doute pas que mes 5 pots vont être mangés rapidement!

Petit conseil pour la cueillette des fleurs de sureau:

Ne prenez pas tout! C’est vrai que les arbustes sont souvent solitaires, mais les fleurs sont mellifères et donneront aussi de succulentes grappes de fruits dont nous devrons partager le plaisir avec les oiseaux. Pensons donc à nos amis les abeilles et les oiseaux.

Cueillez les fleurs à pleine maturité, mais pas trop: c’est le pollen jaune qui donne le goût si particulier aux préparations culinaires. Une pluie ou un coup de vent, ou bien des ombelles trop ouvertes, et le voilà disparu. Comparez sur le même arbre, car en fonction de l’exposition au soleil vous trouverez des fleurs à différents stades de maturité.

Cueillez bien sûr les fleurs juste avant de vous en servie, dans un sac en toile pour ne pas les abîmer.

Ingrédients:

  • 6 ou 7 ombelles de sureau (j’en avais trouvé de très grandes)
  • 1,5 l d’eau
  • 1 kg de sucre
  • 1 citron
  • 4 g d’agar agar

Préparation:

  • Secouez vos fleurs pour en faire tomber les hôtes, ne les lavez surtout pas, car vous enlèveriez le pollen qui donne tout son goût à la gelée.
  • Effleurez les ombelles, pour enlever le maximum de vert.
  • Versez 1.5 l d’eau bouillante sur les fleurs, et fermez le récipient hermétiquement (dans une cocotte minute pour moi).
  • Laissez infuser 24 h
  • Filtrez la préparation dans un chinois ou un torchon. Pressez bien les fleurs pour exprimer tout le jus.
  • Ajoutez 1 kg de sucre (Certaines recettes prévoient 2 kgs mais ça m’a paru, trop. Cela aurait peut-être permis de gélifier la préparation plus vite), le jus du citron et l’agar agar
  • Portez le tout à ébullition et faites laissez bouillir 10 à 15 mn,  en remuant.
  • Vérifiez que votre gelée est prise en laissant tomber une goutte sur une assiette: la goutte ne doit pas couler lorsque vous penchez l’assiette.
  • Mettez en pots ébouillantés, couvrez et retournez les pots pour stériliser le couvercle.

 

PUREE ET CONFITURE DE CYNORHODON (églantine sauvage)

Ça y est , je me suis lancée. J’ai fait de la confiture de cynorhodon, églantier ou gratte cul. J’avais hésité parce que je sais que c’est long, mais je passe tous les jours devant les églantiers d’une maison semi-abandonnée en rentrant du boulot et ses magnifiques baies rouges vif et brillant m’appellent depuis des semaines. J’avais déjà utilisé quelques baies pour la recette de la tomme de savoie et sa salade de chou, et je ne pensais pas aller plus loin. Mais une photo d’un smoothie sur un site m’a donné envie du contraire (la recette du smoothie, c’est pour mercredi prochain, héhé, il faut savoir saliver dans l’attente des bonnes choses !)

Bref donc je suis allée cueillir un petit kilo de baies, et je vous ai mis la vidéo sur ma page facebook pour reconnaître les cynorhodons si vous avez des doutes. 

https://www.facebook.com/jecuisinesauvage

Si on appelle ce fruit le gratte-cul ce n’est pas pour rien: les graines qu’il contient sont entourée à l’intérieur du fruit de petits poils très irritants. Il faut donc tous les enlever pour déguster la purée ou la confiture, et c’est cela qui prend du temps.

Généralement on récolte le cynorhodon après les gelées qui blettissent le fruit, et le rendent tendre et plus facile à travailler. Mais ce n’est pas une obligation au contraire.

Si vous adoptez la première méthode de fabrication de la purée puis de la confiture (oui c’est forcément en deux étapes), méthode qu’on trouve un peu partout sur les sites, il vous faudra des fruits fermes, que vous coupez en deux et que vous videz et grattez bien en dedans. (Demandez de l’aide, c’est très long).

Si vous adoptez la deuxième méthode, c’est que j’ai fait, on congèle les fruits pendant 24 à 48 h ce qui simule une gelée et le rend plus tendres. On ne les ouvrira pas.

Faites cette confiture un jour de mauvais temps (ça tombe bien on peut récolter les fruits encore en octobre ou novembre), et mettez un tablier, ça fait pas mal de vaisselle et de cochonneries…

Ingrédients:

  • Fruits de cynorhodons (en fonction de ce que vous cueillez)
  • 500 g de sucre par kilo de pulpe pesée
  • 1 citron

Préparation:

Pulpe (vous pouvez en acheter toute faite pour passer cette étape si vous n’avez pas le temps ou le courage)

  • Nettoyez bien les fruits et débarrassez les des feuilles, tiges et colerette (à l’opposé des tiges, là où les étamines étaient implantées)
  • Couvrez les fruits d’eau et faites les cuire pendant 30 mn
  • En fonction de leur degré de maturité, si ces 30 mn ne suffisent pas à les rendre tendres, mixez les dans la casserole avec un mixer plongeant pour en faire une première purée (note pour l’an prochain: penser à programmer le mixage en dehors des heures de sommeil de vos ados)
  • Passez cette purée par petites quantités dans un presse purée grille fine (armez vous de patience et de muscles). Nettoyez la grille en cours de route si il reste trop de déchets secs. Ajoutez un peu d’eau sur la grille si la pulpe est trop épaisse
  • Repassez la pulpe ainsi obtenue au tamis car elle contient encore des déchets.
  • J’ai obtenu environ 500 g de pulpe + eau avec 600 g de fruits.

Confiture:

  • Pesez la pulpe
  • Ajoutez la moitié de son poids en sucre (sucre normal, le cynorhodon contient suffisamment de pectine)
  • Ajoutez un jus de citron par kilo
  • Faites chauffer environ 30 mn en fonction du poids et du degré d’humidité de la pulpe (moi j’ai fait 20 mn pour mes 500 g). Remuez souvent parce que ça colle. Vérifiez souvent si c’est cuit.
  • Vérifiez avec le test de l’assiette (la goutte ne coule pas lorsque la confiture est bonne).
  • Mettez en bocaux. Retournez les jusqu’à refroidissement.

Dégustez!!

 

 

CONFITURE DE MYRTILLES SAUVAGES

Dimanche dernier, je suis partie dans les Vosges faire ma tournée de ramassage de feuilles, fleurs et fruits sauvages à cuisiner. J’avais bien une idée qui a guidée mon choix de destination: l’or bleu des Vosges, c’est à dire la myrtille sauvage ou brimbelle.

Hélas, ce n’est pas une bonne année à myrtilles, je l’ai dit dans la recette de coulis de myrtilles http://www.jecuisinesauvage.fr/2017/07/23/cheesecake-au-coulis-de-myrtilles-sauvages/

J’ai donc complété avec des myrtilles cultivées et j’avais de quoi faire mon coulis et de la confiture.

Si vous cuisinez les myrtilles, faites attention à ce que vous portez. La myrtille fait des tâches qui sont très difficiles à enlever! Sortez votre plus beau tablier de cuisine, et soyez très vigilant dans vos mouvements. (Non ça ne m’est pas arrivé, du moins pas depuis que je suis petite 🙂

Ingrédients:

Pour environ 2 pots (un peu plus, ça dépend de leur taille)

  • 500 g de myrtilles sauvages
  • 400 g de sucre pour confitures (voir selon les marques que vous utilisez si c’est bien le poids indiqué)

Préparation:

  • Mélangez les myrtilles et le sucre dans le récipient à confiture
  • Laissez macérer pendant quelques heures.
  • Portez à ébullition et laissez cuire à feu vif environ 5 à 7 mn en remuant sans arrêt
  • Vérifiez que la confiture est prise en laissant tomber une goutte sur un assiette, la confiture doit figer rapidement
  • Ecrasez grossièrement avec votre louche les fruits dans la bassine
  • Ecumez
  • Mettez en pot
  • Retournez les pots quelques minutes puis les remettre à l’endroit et laissez refroidir

Dégustez!! 🙂

 

 

GELEE DE FLEURS DE COQUELICOTS

C’est la pleine saison des coquelicots qui égayent le bord des routes et les champs de blé de leur belle couleur rouge.

J’ai donc eu envie d’en profiter pour tester quelques recettes.

Mais les pétales de coquelicots ne se lavent pas pour ne pas perdre de leur saveur.

La difficulté est donc, pour moi qui habite en Alsace, c’est à dire jamais bien loin d’un village, d‘en trouver en grande quantité qui ne soient : ni au bord de la route, ni au bord d’un champ plein de pesticides.

Finalement, j’ai trouvé un champ un peu éloigné. Avec un vélo, ça aurait été plus facile.

 

Pour la cueillette :

Sachez que les pétales de coquelicot pèsent l’équivalent du souffle du vent, il en faut donc beaucoup, beaucoup (faites la cueillette en famille ou congelez-les au fur et à mesure). Pour vous donner une idée, ce qu’il y a sur la table représente un peu plus de 80 g.

Cueillez uniquement les pétales en les pinçant entre deux doigts. Vous éviterez un tri fastidieux et surtout trop de bestioles dans votre cuisine (pucerons sur les tiges notamment).

 

Ingrédients :

  • Pour 50 g de pétales
  • 1l d’eau (20 x le volume de pétales)
  • Sucre avec gélifiant : 80% du poids du liquide pesé (ou sucre normal et      agar agar, 2 sachets pour un litre)
  • ½ citron (c’est le citron qui permet de conserver la couleur rouge à la gelée)

(Ça donne 3 pots de confiture)

 

Préparation :

  • Mettez l’eau à laquelle vous avez ajouté le citron à bouillir
  • Lorsqu’elle bout, ajoutez les pétales de coquelicot et remuez pour qu’ils soient bien mouillés
  • Eteignez votre plaque et laisser infuser une heure.
  • Filtrez votre préparation et pesez-la.
  • Ajouter votre sucre pour confiture et suivez les indications de préparation (elles varient en fonction de la marque et du type de sucre, ou si vous avez mis de l’agar agar)
  • Portez à ébullition et tournez sans arrêt le temps indiqué.
  • Vérifiez régulièrement si votre gelée a pris en mettant une goutte sur une assiette froide
  • Si la goutte fige, votre gelée est prête à mettre en pots stérilisés.
  • Remplissez vos pots.
  • Retournez aussitôt les pots à l’envers.