SPRITZ BLANC OU SPRITZ A LA FLEUR DE SUREAU

Quand la mode s’empare des fleurs sauvages (ils ont pris celle que je préfère ça tombe bien), je ne peux que partager!

Ce n’est pas un cocktail nouveau semble-t-il mais il serait en passe de détrôner le spritz à l’apérol. Moi ça me va, j’adore la fleur de sureau.

Pour les jours chauds qui s’annoncent, voici un apéritif très frais, très délicat au goût, à consommer avec modération tout de même!

Si vous n’avez pas fait de sirop ou de liqueur de sureau, ce n’est pas grave, on en trouve en magasin (personnellement je n’en ai jamais acheté mais j’ai des amis qui en boivent, donc ça existe. Je devrais peut-être me renseigner auprès d’eux pour savoir dans quel type de magasin ils l’achètent, et d’ailleurs si quelqu’un lit jusqu’au bout n’hésitez pas à le mettre en commentaire!)

Ingrédients:

  • 4 cl de sirop de fleur de sureau
  • 6 cl de prosecco
  • 6 cl d’eau gazeuse

Préparation:

  • C’est simple, mélangez tout dans un grand verre
  • Ajoutez des glaçons
  • Décorez d’une tranche de citron ou d’orange

GASPACHO DE CONCOMBRE AU LIERRE TERRESTRE

En ces temps de canicule annoncée (37 degrés pour mercredi et jeudi), il faut faire le plein de recettes fraiches. Je suis en phase de régime strict, ce qui n’aide pas pour faire la cuisine et proposer des recettes (testées et approuvées), mais il y a toujours moyen de concilier régime et gourmandise. 

J’ai choisi ce soir un gaspacho frais et facile, qui change du traditionnel gaspacho que j’affectionne en été, et qui est vitaminé, protéiné et léger.

J’avais les ingrédients dans mon frigo et le lierre terrestre dans le jardin (certes c’est plus pratique ), et hop c’est parti!

 

N’oubliez pas de consulter d’autres recettes fraîches du même ordre comme la soupe froide de concombre aux noix ou la soupe froide de courgettes chèvre et menthe sauvage .

Ingrédients:

  • 1 concombre
  • 1 poignée de lierre terrestre
  • 2 yaourt bulgares
  • 1 gousse d’ail
  • 1 càc d’huile d’olive
  • 1/2 jus de citron
  • sel, poivre (je prends du sel herbamare qui contient des épices et plantes)

Préparation:

  • Pelez et épépinez le concombre. Coupez le en morceaux
  • Otez les feuilles de lierre terrestre, lavez les à l’eau vinaigrée.
  • Hachez le lierre et l’ail.
  • Mixez le concombre avec le yaourt
  • Ajoutez les herbes, l’huile d’olive et le jus de citron
  • Salez et poivrez à votre convenance.
  • Mettez  au  réfrigérateur, le gaspacho se sert très frais.

J’ai obtenu une consistance assez épaisse mais ce n’est pas désagréable. Si vous souhaitez quelque chose de plus liquide étendez avec un peu d’eau

 

PATé DE FOIE DE LAPIN A L’AIL DES OURS

Voici une recette qui me vient de ma mère et que j’ai un peu arrangé pour remplacer l’ail par l’ail des ours.

Je garde un souvenir attendri de ce pâté, que ma mère confectionnait pour le dimanche soir, avec le foie du lapin mangé à midi. Réel ou pas ce souvenir, fréquent ou pas le lapin,  je ne sais pas. En tout cas j’adorais  et j’adore toujours.  J’ai repris le flambeau depuis longtemps pour faire comme elle. On mangeait des tartines le dimanche soir, et ce petit pâté maison nous ravissait les papilles.

 

 

 

 

Ingrédients (à multiplier et /ou à remplacer par du foie de volaille):

  • 1 foie de lapin
  • 1 grosse noix de beurre
  • qq brins de persil
  • une poignée d’ail des ours
  • sel, poivre

(je sais, ce n’est pas très précis mais c’est un peu au jugé)

Préparation:

  • Faites cuire le foie dans de l’eau bouillante salée
  • Coupez la noix de beurre en petits morceaux
  • Pendant ce temps hachez l’ail et  le persil
  • Ecrasez le foie encore chaud sur une planche avec une fourchette,  et y incorporer le beurre qui fond. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte lisse et onctueuse. (Vous pouvez hacher le foie cuit si vous préférez)
  • Ajoutez l’ail et le persil, et le sel poivre à votre goût.
  • Mettez cette pâte dans un petit récipient ou une petite assiette en la façonnant pour que ça ait l’air de quelque chose.
  • Mettez au réfrigérateur

Dégustez sur un bon pain paysan

CAKE A L’AIL DES OURS, FETA ET LARDONS

Ça y est, le printemps est (presque) là et les plantes sortent de tous les côtés. Je sens que je ne vais plus savoir où donner de la tête!

Mais il va falloir que je fasse des choix parce que je ne pourrai pas tout cuisiner en même temps. Ou alors je cueille et je e sers de mon déshydrateur, ça pourrait être pas mal!

Cette année, je vais enfin pouvoir profiter des toutes jeunes feuilles de ce début de printemps. Il y a deux ans, j’ai commencé ce blog en mai et l’an dernier j’étais immobilisée par une opération à la hanche juste à ce moment là. J’avais réussi à tester des recettes en ne m’éloignant pas trop de chez moi. Je vais goûter (et vous faire goûter), des jeunes feuilles de hêtre, l’égopode, la consoude, la bardane, l’alliaire et plein d’autres encore! La diversité des plantes sauvages est merveilleuse.

Tout à l’heure, entre deux giboulées, calculé à la seconde près ( j’ai mis mes chaussures de marche sous les dernières gouttes, je les ai enlevées sous les premières, et il a fait soleil entre temps), je suis partie à la cueillette de l’ail des ours. Il y a des tapis entiers dans une petite forêt à dix minute de chez moi. Les scylles, ces délicates petites fleurs bleues, voisinaient avec l’ail, les violettes, le lierre terrestre qu’on devine, l’alliaire encore tout petit. Un régal pour les yeux et pas que…

Je rappelle les consignes de cueillette de l’ail des ours qui voisine avec le muguet, très toxique:

Attention donc à ne pas confondre la feuille d’ail et celle du muguet, toxique même à faible dose, ou celle de la colchique. En cas de doute, il suffit de froisser la feuille que l’on a en main et de sentir. Sauf qu’à force de cueillir ce sont nos mains qui sentent fort. Pour distinguer l’ail des autres plantes: les feuilles d’ail sont longues, avec un long pétiole, séparées, très nervurées. Les feuilles de muguet sont plus rondes, toujours par deux, la première est enroulée dans la deuxième, mates. Les feuilles de colchique sont également enroulées ensemble. Il est donc recommandé de cueillir les feuilles une à une et non pas en groupe pour éviter de se tromper. C’est plus fastidieux mais plus sûr et puis vous n’avez en règle générale pas besoin de tant de feuilles que cela.

 

 

 

 

 

Vous trouverez sur le site d’autres recettes, car l’ail des ours peut se décliner à l’infini. (pesto pour ne citer que le plus classique).Cette après midi, j’ai fait un cake. J’adore ça, c’est facile et complet, avec une salade, pour le soir. Vous pouvez y mettre à peu près tout ce que vous voulez. (en bonus, voici la recette d’un cake à l’ortie, tout doux et délicieux :

http://www.jecuisinesauvage.fr/2017/05/27/cake-aux-orties/

Ingrédients pour le cake à l’ail des ours:

  • 3 oeufs
  • 150 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 10 cl d’huile de tournesol
  • 12 cl de lait
  • 100 g de comté ou parmesan ou pecorino
  • 50 g d’ail des ours (la recette originale en met 80 à 100g, ce que j’ai fait, mais même pour moi qui adore l’ail, c’est un peu fort!)
  • 50 g de fêta
  • 50 g de lardons
  • sel, poivre

Préparation:

  • Lavez vos feuilles d’ail dans 3 eaux vinaigrées
  • Ciselez-les ou hachez les.
  • Faites chauffer le lait
  • Mélangez les oeufs, la farine, la levure, l’huile, le lait, le sel, le poivre pour en faire une pâte homogène.
  • Faites revenir les lardons à la poêle.
  • Coupez la fêta en tout petits cubes
  • Râpez le fromage
  • Incorporez le fromage, les lardons, l’ail et la fêta dans la pâte et mélangez bien
  • Versez dans un moule à cake beurré.
  • Enfournez pour 40 mn environ à 180°

Dégustez à l’apéritif ou en plat avec une salade (de pissenlit par exemple!)

QUE FAIRE AVEC: LE PISSENLIT

Ça y est! Les plantes ont enfin décidé de pousser chez moi. Il neige un peu ce matin mais la pluie de ces derniers jours a activé la repousse printanière de toutes les plantes sauvages, y compris celles qui envahissent mon potager, mais bref passons…

J’ai enfin pu sortir dans mon jardin (oui, ma pelouse n’a plus de pelouse que le nom et j’y trouve largement de quoi faire mes salades de dernière minute), et cueillir le pissenlit nécessaire pour une salade .

Je rappelle que le pissenlit, ou dents de lion, est en fait le nom commun pour plusieurs espèces qui se ressemblent, et qui sont toutes comestibles. Certaines sont plus découpées que d’autres, les feuilles plus rondes ou au contraire plus pointues ce qui rend l’identification un peu ardue parfois, avant la floraison, au moment où les feuilles sont tendres et prêtes être dégustées.

En balade, si vous n’êtes pas sûrs, la feuille de pissenlit a toujours les dents vers le bas, et si vous coupez la feuille un latex blanc s’en échappe. Le meilleur moyen est de goûter car le goût est vraiment inimitable.

 

 

 

 

 

Le pissenlit, compagnon de route de notre enfance, est diurétique et dépuratif, n’hésitez donc pas à en consommer pour une cure détox.  Toutes les parties se mangent, quelle super plante!

On mange les feuilles crues en salade, les boutons floraux en câpres, les fleurs en vin et en confiture ou cramaillote, et les racines grillées (pour les racines c’est en hiver que ça se consomme, quand la sève redescend vers le bas). Comme les pousses sont plus ou moins avancées selon que vous êtes au sud ou au nord, je vous remets toutes les recettes, testées et approuvées ( tout est bon!)

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/04/12/vin-de-pissenlit/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/04/08/capres-de-pissenlit/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/01/14/salade-de-pissenlit-aux-lardons-et-oeufs-mollets/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2017/05/26/gelee-de-pissenlit-cramaillotte-ou-bissangel-honig/

Bon appétit!