TARTE AU FROMAGE BLANC A LA GELEE DE CENELLES

Voici encore une recette avec des baies d’aubépine qui se récoltent à foison en ce moment (j’en ai encore et je vous proposerai encore une autre recette bientôt).

Nous sommes allés nous promener dans un joli sentier il y a quelques jours et j’avais apporté mon sac à ramasser en toile. Nous avons récolté de quoi faire quelques recettes  et j’ai tout mis au congélateur quelques jours pour rendre les fruits blets comme il se doit. A côté des arbustes d’aubépine, et parfois entremêlés , nous avons vu des arbustes avec des baies rouges de viorne, et il est facile de mélanger si on ne fait pas attention.

Les baies de viorne (à gauche) sont beaucoup plus translucides, rouge vif et plus claires que les baies d’aubépine (à droite), brillantes aussi mais pas du tout translucides. Les feuilles d’aubépine sont beaucoup plus découpées. Eles l’aubépine a de grands piquants sur les tiges.

 

 

 

 

 

Certains articles  disent la viorne comestible cuite (mais très amère), certains autres la disent toxique. Dans le doute, moi je m’abstiens. Il faut  que je vérifie lesquels ont raison.

J’ai vu la recette que je vous propose sur un de mes sites fétiches « Mon chalet en morvan ». Et comme j’adore la tarte au fromage je n’ai pas hésité!

Gelée de cenelles ou baies d’aubépines:

Ingrédients:

  • 1,5 kg de baies d’aubépine
  • Sucre cristallisé
  • 1 petit citron

Préparation:

  • Extraire le jus du citron au moyen d’un presse agrume.
  • Rincez les baies d’aubépine et bien les sécher.
  • Equeutez les baies d’aubépines.
  • Verser les baies d’aubépines dans une casserole et les couvrir d’eau.
  • Porter à ébullition à feu vif et laisser cuire quelques minutes le temps qu’elles éclatent.
  • Retirer du feu et verser le tout dans le presse purée
  • Presser les baies pour en extraire le jus.
  • Laisser s’écouler tout le jus puis filtrer ce même jus à travers une étamine.
  • Peser le poids du jus obtenu et préparer le même poids de sucre cristallisé.
  • Verser le sucre, le jus de citron et le jus  d’aubépine dans une bassine à confiture.
  • Porter à ébullition à feu vif pendant 10 minutes en écumant et remuant régulièrement jusqu’à ce que le mélange épaississe.
  • La gelée d’aubépine est cuite quand la température atteint 105°C au thermomètre à sucre.
  • Retirer du feu et verser dans les pots à confiture.
  • Refermer au moyen de cellophane ou de couvercles à vis.
  • Laisser refroidir et entreposer dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

 

Tarte au fromage blanc:

Ingrédients:

  • 750 g de faisselle égouttée
  • 4 oeufs
  • 150 g de sucre
  • 40 cl de lait entier
  • 60 g de fécule
  • 40 g de farine
  • le zeste d’un citron non traité
  • 1 pincée de sel

Préparation:

  • Séparez les blancs des jaunes
  • Mélangez la faisselle bien égouttée avec les jaunes d’œuf, 50 g de sucre et le lait pour obtenir une crème lisse.
  • Ajoutez alors la farine, la fécule , le zeste de citron et une pincée de sel. Mélangez.
  • Battez les blancs en neige très ferme et ajoutez petit à petit le sucre restant
  • Incorporez délicatement les blancs à la préparation au fromage blanc.
  • Déposez ce mélange sur la pâte (vous pouvez la précuire à blanc pendant 10 mn  avec des haricots ou des lentilles avant, mais personnellement je ne le fais jamais)
  • Faites cuire 1 heure à 180°. Surveillez et couvrez si ça brunit trop.
  • Sortez du four , laissez tiédir et retournez sur une grille à tarte pour que l’appareil ne retombe pas trop.
  • Laissez refroidir.
  • Servez avec la gelée de cenelles

 

OEUF COCOTTE AU BACON ET HERBES SAUVAGES

Hier soir je n’avais plus grand chose dans mon frigo et envie néanmoins d’essayer quelque chose avec mes restes. Je suis donc allée où je sais trouver des herbes sauvages et j’ai ramassé du serpolet et de l’achillée millefeuille.

C’est une recette à géométrie variable que je vous propose et d’ailleurs c’est comme ça qu’elle a été réalisée chez moi, chacun mettant dans les moules ce qu’il voulait. Au lieu d’avoir une seule omelette avec des restes, ou une seule poêle avec des oeufs sur le plat, c’est individuel et joliment présenté. Tout le monde met la main à la pâte du coup et c’est bien sympathique.

Pour les herbes sauvages c’est la même chose, vous pouvez y mettre de l’ail sauvage, de l’achillée, du serpolet, de l’oseille sauvage, de la pimprenelle ou toute autre herbe sauvage aromatique que vous trouverez. L’idée c’est de bénéficier de leurs bienfaits.

Il vous faudrait des moules à muffins ou des ramequins un peu plus grands (nous avons utilisé les 2)

Ingrédients:

Base:

  • oeufs (1 par moule ou ramequin)
  • tranches fines de lard ou bacon (1 par moule ou ramequin)
  • herbes sauvages
  • sel, poivre

Facultatif (mais meilleur si on ajoute)

  • crème fraîche
  • champignons (revenus à la poêle préalablement)
  • pommes de terres cuites
  • fromages selon goût : mozzarella, gruyère, comté, chèvre etc…

Préparation:

  • Faites chauffer votre four à 200°
  • Pendant ce temps beurrez vos moules à muffins
  • Lavez, séchez et coupez ou hachez vos plantes sauvages
  • Tapissez le fond et le pourtour des moules d’une fine tranche de bacon (une seule devrait suffire)
  • Si vous avez opté pour des champignons faites les poêler un peu
  • Ajoutez au choix les ingrédients, puis les herbes, puis l’œuf (tel quel ou battu en omelette)
  • Faites cuire 15 à 20 mn en surveillant la cuisson
  • Servez avec une salade

 

QUE FAIRE AVEC: DES GRAINES D’ORTIE

La nature regorge de plantes et de fruits en cette fin d’été, mais ce n’est pas toujours facile pour moi de me renouveler et de vous proposer des recettes.

J’habite un village et, en Alsace, région hyper urbanisée et hyper cultivée où les villages défilent les uns après les autres, il n’est pas toujours aisé de trouver des coins de nature proches de chez moi où trouver des plantes sauvages saines. Et puis, le manque de motivation, de temps, la météo capricieuse … bref la cuisine sauvage requiert la recherche de plantes et ce n’est pas toujours aisé.

Abonnée à des pages de nature, je vois bien aussi que certaines plantes ne poussent pas ici, (ou que je ne les ai pas encore repérées!)

Tout ça pour dire qu’aujourd’hui j’ai opté pour la facilité: les orties de mon jardin.

Vous trouverez des indications sur l’ortie sur le site Lagherta que je viens de découvrir https://lagertha.fr/nature-bushcraft/plante-sauvage/ortie-comestible/

Les amoureux des plantes sauvages savent que l’ortie est pleine de nutriments et de vitamines et qu’elle est notre amie, même si la belle , envahissante et urticante, ne se donne pas au premier venu. Mais en cette saison les feuilles sont épaisses et amères. La soupe et la cuisson sont bien entendu toujours possibles mais autant bénéficier des bienfaits de la plante autrement, avec ses graines par exemple. Celles-ci n’ont pas beaucoup de goût, on les apprécie pour leur croquant plutôt.

  • NB: Les graines d’orties ayant un effet antidiurétique (contrairement aux feuilles), on veillera à en avoir un usage limité.

Je vous avais déjà donnée une recette avec les graines il y a 2 ans (butternut au four), ici

En voici deux autres (bande de petits veinards):

Boulettes apéritives de chèvre aux graines d’orties (la recette vient du site « cuisinesauvage.org »:

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 80g de chèvre frais
  • 1 poignée de graines d’ortie
  • sel, poivre, herbes de provence

Préparation:

  • Récolter les graines d’ortie dans un bocal, par grappes entières. En cuisine: passer la récolte au tamis pour ne conserver que les graines.
  • Laver, éponger puis hacher très finement les jeunes feuilles d’ortie.
  • Réaliser les boulettes : Sortir du frigo le fromage de chèvre au dernier moment pour le conserver bien frais et facile à façonner. Y incorporer les herbes de provence ou d’autres à votre convenance . Assaisonner si nécessaire, de sel, poivre et piment d’Espelette ou toute autre épice selon le goût
  • Façonner des mini-boulettes et les rouler dans les graines d’ortie
  • Réserver au frais avant de servir

Biscuits sablés au citron et graines d’ortie 

Ingrédients pour une vingtaine de biscuits selon leur taille :

  • 85 g de beurre mou
  • 30 g de sucre glace
  • 20 ml de jus de citron
  • 4 cuillères à soupe de graines d’ortie
  • 125 g de farine
  • 10 g de maïzena
  • 1 pincée de sel

Préparation:

  •  Dans un saladier, fouetter à l’aide d’un batteur électrique le beurre avec le sucre glace jusqu’à ce que le mélange devienne homogène et crémeux.
  • Ajouter le jus de citron et battre à nouveau.
  • Dans un autre saladier, mélanger la farine, la maïzena et le sel puis ajouter le tout à la préparation précédente.
  • Ajouter les graines d’ortie.
  • Mélanger du bout des doigts jusqu’à former une boule.
  • Former un boudin d’environ 20 cm de longueur.
  • Le placer au frais pour au moins 1 h.
  • Préchauffer le four à 180°C.
  • Sortir le boudin du frais et à l’aide d’un couteau, découper des tranches d’environ 5 à 8 mm d’épaisseur.
  • Les déposer sur une plaque à pâtisserie (j’utilise une plaque en silicone).
  • Enfourner pour 13 à 15 minutes.

 

CROQUANTS NOISETTES AMANDES ET BAIES D’ARGOUSIER

C’est (déjà) la saison des noisettes, peut-être avec un peu d’avance. J’adore cueillir ou ramasser ces fruits et prendre le temps de les craquer avec un casse noisettes ou, comme quand nous étions petits, une grosse pierre. J’avais parié que les grosses pluies de ces derniers jours feraient tomber les fruits mûrs, et j’avais raison. J’avais découvert pendant mes marches de rééducation il y a deux ans un noisetier à 200 m de chez moi, dont personne ne ramassait les fruits. Je m’étais déjà  demandée alors pourquoi les gens d’aujourd’hui préfèrent acheter en magasin que de prendre ce qui est à portée de cueillette. C’est valable pour les pommes, poires et autres fruits plus ou moins cultivés qui tombent des arbres.

J’habite un village et la nature n’est jamais très loin.  Les écureuils qui transportent et oublient leurs noisettes non plus. Les noisetiers poussent donc tout seuls un peu partout, y compris dans mon jardin. J’en ai laissé pousser un pour qu’il me serve de brise vue et, comme il se trouve à côté d’un noisetier d’ornement rouge planté, celui-ci a donné des fruits. J’ai découvert qu’il faut qu’ils soient par deux pour fructifier, une histoire de timing entre fruits mâles et femelles…

Ma récolte une fois ramenée, j’ai cherché quoi vous proposer. Je suis tombée sur une photo de croquants, petits gâteaux à thé, qui m’ont fait bien envie. J’avais goûté ce genre de gâteaux pour la première fois l’an passé à Malte, où ils étaient servis avec le café. J’avais adoré leur côté léger, pas trop sucré, et leur petite taille juste suffisante pour une bouchée.

Il me restait aussi des baies d’argousier séchées de l’an dernier de ma balade en Baie de Somme (on en trouve pas en Alsace) , et des amandes (du supermarché cette fois-ci), allez hop, je mélange tout! J’avoue que j’ai mis des amandes après une heure de cassage de noisettes où j’en avais un peu assez, et il me fallait encore du volume…

Il y a de nombreuses recettes pour ces croquants, j’en ai pris une au hasard.

Ingrédients:

  • 4 oeufs (3 entiers et un jaune)
  • 200 g de fruits secs mélangés entiers
  • 200 g de sucre
  • 400 g de farine
  • 2 càs d’eau de fleur d’oranger

Préparation:

  • Mélanger le sucre et trois oeufs.
  • Ajouter les fruits, l’eau de fleurs d’oranger puis la farine.
  • Finissez de pétrir à la main. La pâte ne doit pas être collante, si besoin ajoutez de la farine jusqu’à ce qu’elle se décolle des doigts.
  • Coupez la pâte en deux et roulez-la en gros boudins d’environ 3 cm de diamètre,
  • Posez les sur la plaque du four (sur du papier cuisson) et aplatissez-les grossièrement avec la paume de la main. Badigeonnez avec le jaune d’oeuf.
  • Faites cuire à 200 ° environ 40 mn (surveillez la cuisson: si les gâteaux deviennent trop bruns couvrez les avec du papier cuisson)
  • Sortez et laissez tiédir.
  • Coupez les boudins en tranches d’environ 0.5 à 1 cm (pas trop petits sinon il seront trop cuits, pas trop gros sinon ils seront trop difficiles à manger). C’est déjà bien cuit et un peu dur, il faudra donc un couteau à pain.
  • Disposez-les sur la plaque et laissez à nouveau sécher à 200°, 5 à 10 mn
  • Laissez refroidir et conserver-les dans une boite à gâteaux.

 

 

 

TARTE A LA MIRABELLE ET AU THYM SAUVAGE

C’est la courte saison des mirabelles et j’aime beaucoup ce petit fruit sucré. Quand une de mes amies m’a proposé de venir en cueillir chez elle dans  son verger où pommiers, poiriers, mirabelliers, pruniers croulent sous les fruits cette année, j’ai dit oui!

J’avais envie de les cuisiner avec des plantes sauvages, mais comment? J’ai donc cherché et découvert cette petite recette simplissime mais goûteuse. Je découvre avec vous à quel point les mirabelles se marient bien avec des plantes aromatiques, le romarin et le thym en font partie. Mariage étonnant mais savoureux. 

J’ai donc allumé mon four malgré les 30 degrés extérieurs. J’avais cueilli mon thym-serpolet à la fraîche non loin de chez moi, et hop me voilà partie pour ma tarte.

Ingrédients:

  • 1 pâte sablée
  • 1 kg de mirabelles
  • 3 càs de poudre d’amandes
  • 1 càs de sucre en poudre
  • quelques branches de thym sauvage

 

Préparation: 

  • Lavez votre thym serpolet dans 3 eaux vinaigrées.
  • Effeuillez-le.
  • Etalez la pâte sur votre moule.
  • Piquez-la de coups de fourchette
  • Saupoudrez avec la poudre d’amande (qui absorbera le jus des mirabelles)
  • Coupez les mirabelles en deux, et disposez les verticalement sur la pâte.
  • Saupoudrez de sucre
  • Enfournez à 180° pour 40 mn environ
  • Sortez du four et laissez tiédir, parsemez de feuilles de thym
  • Dégustez chaud, tiède ou froid.

 

POELEE DE MURES EN GATEAU CARAMELISE

Si vous êtes gourmand comme moi, rien que le titre de la recette devrait vous faire saliver! Moi c’est la photo, et la simplicité qui m’ont décidée à essayer cette recette (et puis aussi le fait de ne pas devoir allumer mon four par ces températures caniculaires). ce dessert se déguste aussi bien en petit déjeuner qu’en dessert justement, en goûter ou à tout moment!

C’est en montagne lors d’une balade pour faire de la photo que je suis tombée sur des mûriers et je n’ai pas pu résister!

Je cherchais des idées de salades salées sucrées, et puis finalement je me suis laissée tenter par ce dessert gourmand.

Ingrédients:

  • 250 g de mûres
  • 10 cl de lait
  • 2 oeufs
  • 50 g de beurre salé (30 +20)
  • 80 g de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 100 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1 pincée de sel

Préparation:

  • Dans un saladier mélangez la farine, le sel, la levure et la moitié du sucre. Incorporez ensuite 30 g de beurre, les oeufs et le lait.
  • Faites fondre doucement les 20 g de beurre restant dans une  poêle ( j’ai pris une poêle de 28 cm de diamètre)
  • Mettez les mûres dans un saladier et saupoudrez de sucre. Mélangez.
  • Versez les mûres dans la poêle en les répartissant.
  • Versez la pâte par dessus et laissez cuire à feu très doux pendant environ 15 mn
  • Quand la pâte est suffisamment ferme et cuite , versez par dessus le restant de sucre + le sucre vanillé.
  • Retournez à l’aide d’un assiette et faites caraméliser encore 5 mn.
  • Dégustez chaud ou tiède