SALADE DE PRINTEMPS AUX FLEURS SAUVAGES

Après les glaçons et les meringues, voici une autre recette simplissime pour déguster nos jeunes pousses et nos jeunes fleurs. On dirait bien que le printemps s’installe, et quel meilleur ambassadeur des beaux jours que ces fleurs qui s’offrent à nos regards un peu partout dans la nature et les jardins?

Voici une idée de salade qui peut se décliner à l’infini, en fonction de nos trouvailles du moment.

J’ai mélangé de la batavia avec ce que je trouvais dans mon jardin en ce moment : de la lampsane, de la cardamine hérissée, des pâquerettes, des fleurs de violette et de primevère. Un régal pour la vue et le palais!

Un petit rappel sur l’utilisation de ces plantes si communes qu’on ne fait plus attention à elles, pourtant remplies de bienfaits:

La lampsane, ou herbe aux mamelles, comme l’indique son nom la lampsane est estimée pour ses propriétés émollientes et résolutives, qui la font employer en cataplasme dans les engorgements des seins et les crevasses du mamelon.

Elle est aussi laxative et diurétique.

Cette plante est également recommandée contre l’insuffisance hépatique et la constipation.

La lampsane est un antidiabétique, elle diminue le taux de sucre et apaise les démangeaisons qui accompagnent souvent cette maladie.

Elle pousse actuellement en rosette, dont on reconnait les feuilles grâce à leur forme en « arrête de poisson », avec une tête plus grosse pour terminer.

La cardamine hérissée, qui pousse toute l’année un peu partout:

La plante crue est comestible, tonique, riche en vitamine A et C. Son suc frais facilite la digestion; elle constitue un supplément agréable aux salades (son goût se rapproche de celui du cresson, d’où son surnom de Cressonette ).

La violette:

Riches en mucilage, les fleurs et feuilles de violettes ont la propriété de favoriser l’expulsion du mucus présent dans les bronches.

Leur action apaisante, permet également de soigner : les rhumes, les toux, les bronchites d’intensité modérée.

Elles ont un rôle sudorifique, c’est-à-dire qu’elles font transpirer, entraînant une baisse de la fièvre lorsqu’on est malade.

Elles sont riches en vitamines A et C.

La pâquerette, autrefois appelée l’arnica des plaines…

La plupart de ses principes actifs médicinaux sont concentrés dans les feuilles et les fleurs : saponines, tanins, acides organiques (malique, tartrique, acétique, oxalique , etc.), sels minéraux, inuline et huile essentielle. Depuis la renaissance, on lui attribue de nombreuses propriétés. En phytothérapie, la pâquerette est utilisée en macération (dans l’huile, l’alcool ou le vin blanc) en infusion ou en décoction.

La décoction de fleurs en compresses était très employée dans les campagnes comme vulnéraire, appliquée en usage externe pour les traumatismes, contusions, entorses, furoncles et en général, toute lésion de la peau et des tissus mous nécessitant une action anti-inflammatoire et cicatrisante.

La macération de fleurs dans l’huile végétale soulage divers coups et traumatismes: entorse, foulure, rhumatisme, lumbago, courbature, torticolis. Elle soulage les dermatoses et aide la régénération de l’épiderme au niveau de vielles cicatrices. Cette macération permet d’extraire des composés naturels ayant la propriété de tonifier les vaisseaux sanguins tout en décongestionnant les zones œdémateuses. On lui prête également des vertus raffermissantes sur les tissus relâchés. Elle est largement utilisée dans les soins du buste, des seins et du contour du visage, les soins après-grossesse pour retrouver tonus et fermeté.

En infusion ou en légume vert crus, en usage interne, dans le cas de maladies fébriles et infectieuses (grippe, bronchite, catarrhes, rougeole, laryngite…), elle facilite l’élimination des toxines (par la sueur et les urines) et des résidus métaboliques produits par l’infection. Elle tonifie l’organisme, en écourtant la période de convalescence. En outre, elle fait baisser la fièvre et facilite l’expectoration. Dans le cas de forte fièvre, elle est appliquée sur le front en compresses imbibées de décoction de fleurs et/ou feuilles et prise également en infusion par voie orale.

Les primevères:

UTILISATION INTERNE

  • Expectorante : grâce aux saponines triterpéniques contenues dans sa racine, la primevère fluidifie les sécrétions bronchiques et soigne ainsi bronchites, toux grasse et toux chronique.
  • Anti-inflammatoire : contenant des flavonoïdes, elle est utilisée dans le traitement de l’asthme et des allergies.
  • Sédative : les fleurs de primevère peuvent être utilisées en cas de surmenage ou contre l’insomnie de l’enfant.
  • Diurétique : la primevère lutte contre les infections urinaires (en traitement d’appoint).

UTILISATION EXTERNE

  • Anti-ecchymotique : les feuilles de primevère font disparaître les ecchymoses.
  • Anti-inflammatoire : cette plante soulage les douleurs rhumatismales.

INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES USUELLES

Bronchite, toux grasse, toux chronique. Asthme, allergies, rhumatismes. Surmenage, anxiété légère, insomnie de l’enfant. Infections urinaires. Ecchymoses.

AUTRES INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES DÉMONTRÉES

Troubles digestifs, maux de tête.

Voilà, vous savez presque tout. Votre Salade sera donc non seulement délicieuse mais bénéfique pour votre santé!

Ingrédients pour 4:

  • une salade type laitue, batavia, ou du mesclun plus esthétique
  • quelques radis
  • une poignée de feuilles de lampsane,
  • une poignée de feuilles de cardamine hérissée
  • quelques fleurs de violettes, de pâquerette et de primevère
  • huile, vinaigre balsamique, sel, poivre
  • liste non exhaustive à décliner à l’envi

Préparation:

  • Lavez vos feuilles sauvages avec trois eaux vinaigrées
  • Si vous pouvez ne pas laver les fleurs c’est mieux, mais sinon faites le aussi avec de l’eau vinaigrée.
  • Disposez joliment salades, feuilles et fleurs sur assiette
  • Assaisonnez à votre convenance avec une vinaigrette faite avec 3 càs d’huile d’olive, 2 càs de vinaigre balsamique, sel et poivre.

Servez.

 

MERINGUES AUX FLEURS DE VIOLETTE

C’est vraiment le printemps! La nature, un peu en retard, a décidé de se parer de ses plus beaux atours et de nous offrir feuilles et fleurs à dévorer, des yeux et de la bouche.

Les premières fleurs ont fait leur apparition et m’ont donné envie de les cuisiner. J’ai eu envie de goûter les jolies violettes qui font des petits tapis en forêt. Les violettes font partie des nombreuses fleurs qui se consomment avec bonheur, parmi les plus connues. Nous connaissons tous les bonbons à la violette en forme de fleurs. J’ai toujours adoré leur couleur violet profond et j’ai bien envie de profiter de sa floraison pour l’utiliser plus souvent dans des préparations sucrées.

Attention, il existe plusieurs sortes de violettes, toutes comestibles, mais seule la violette des sous bois est suffisamment parfumée pour donner du goût à vos préparations.

Que faire avec ces jolies fleurs sans que leur ramassage ne soit trop fastidieux?

J’avais, dans mon congélateur, des blancs d’œufs avec lesquels je comptais faire des meringues. Et si je mariais les deux?

Ingrédients pour une vingtaine de pièces:

  • 4 blancs d’œufs
  • 200 g de sucre semoule
  • 1 pincée de sel
  • un bol de fleurs de violettes

Préparation:

  • Préchauffez votre four à  110°
  • Montez les blancs en neige très ferme
  • Ajoutez le sucre par petite quantité en continuant à battre, votre préparation doit être ferme et brillante.
  • Incorporez les fleurs délicatement
  • Mettez une partie de la préparation dans une poche à douille
  • Couvrez votre plaque de four de papier sulfurisé
  • Faites des petits tas sur votre plaque de la taille souhaitée mais homogènes.
  • Enfournez environ une heure (ça dépend de votre four). Les meringues doivent dessécher et se décoller toutes seules de la plaque.

 

Le délicat parfum des violettes est délicieux dans ces bouchées nuageuses que sont les meringues. Bon appétit!