SALADE QUINOA, FETA, GRENADE ET LIERRE TERRESTRE

Aujourd’hui 40 degrés et un pic de pollution sont annoncés chez moi, pas de quoi donner envie de faire fonctionner sa plaque de cuisson ou son four! Par contre, à midi, une bonne salade acidulée et croquante me tente bien…

Trouver des idées de salades n’est pas toujours facile même si internet ou les livres regorgent d’idées, finalement nous cuisinons souvent la même chose, par habitude ou par goût.

Je crois que je n’ai jamais mangé autant de tomates, concombres ou carottes râpées! Mais, vous le savez, j’aime tester et découvrir, que ce soit en cuisine ou dans d’autres domaines.

Pour cette salade, il vous faudra quand même cuire votre quinoa, mais vous pouvez comme moi le faire aux premières heures du jour, avant que l’idée même d’allumer votre plaque ne vous donne chaud.

Et comme souvent, c’est mon jardin qui me donne des idées de recettes. D’ailleurs, le pourpier s’étale depuis quelques jours, chic, je vais pouvoir l’utiliser aussi. Pour l’instant c’est le lierre terrestre qui m’intéresse, lui qui pousse encore et toujours pour mon plus grand plaisir gustatif.

Dans cette salade la grenade et le lierre terrestre relèvent délicieusement le goût neutre du concombre et du quinoa. Le tout croque un peu sous la dent, miam…

 

 

 

 

Ingrédients:

  • 200 g de quinoa
  • 1 grenade
  • 100 g de feta
  • 1 concombre
  • 1 poignée de lierre terrestre
  • 2 cuillerées à soupe d’ huile d’olive
  • 1 citron
  • sel, poivre

Préparation:

  • Lavez le lierre terrestre dans trois eaux vinaigrées
  • Ciselez le.
  • Coupez le concombre en petits dés
  • Faites cuire le quinoa et refroidissez le
  • Egrenez la grenade
  • Coupez la feta en cubes
  • Mélangez le tout, ajoutez l’huile et le citron, et assaisonnez à votre convenance.
  • Mettez au frais avant de servir

 

Bon appétit!

 

 

CARPACCIO DE COURGETTES, SAUCE A L’OXALIS ET MOZZARELLA

Connaissez-vous l’oxalis?

Cette petite plante, ou oseille sauvage, ressemble à l’état sauvage à du trèfle mais en plus délicat et plus fin. Vous en avez peut-être déjà vu sans y prêter attention.

Je crois que cette plante fait partie de celles que je connais depuis l’enfance. Et je me rends compte à quel point nous étions proche de la nature. Je ne situe pas exactement le moment où j’ai appris de quoi il s’agissait, colonie de vacances dans les Vosges ou séjour dans la maison de campagne que nous possédions? En tout cas je me souviens d’en avoir mâchonné, de cette délicate petite feuille au goût de citron, comme nous sucions les fleurs de trèfle très sucrées.

Bien plus claire que le trèfle, elle possède de très jolies feuilles en forme de coeur.

On en trouve également sous sa forme cultivée : rouge, elle est très décorative en pot ou plantée dans le jardin.

 

L’oxalis est digestive grâce à l’acide oxalique qu’elle contient et qui la rend toxique à haute dose. En mettre de temps en temps dans une salade ne vous rendra pas malade rassurez-vous! Son goût citronné en fait l’alliée des salades et des poissons, crue ou cuite.

C’est sur un sommet en Forêt noire que je l’ai trouvée en grande quantité ce jeudi. J’y étais montée pour tenter de trouver un peu de fraîcheur, par cette canicule qui sévit en ce moment. Elle pousse donc en montagne ou en plaine, et se plaît dans les sous-bois.

La recette que je vous propose est inspirée d’une recette de Leïla Martin, dont le blog Je vais vous cuisiner enchante nos papilles! J’ai détourné sa sauce à la menthe pour la remplacer par une sauce à l’oxalis, merci Leïla!

Ingrédients pour 2 grandes assiettes ou 4 petites:

  •  1 à 2 courgettes (selon la taille)
  • 1 à 2 càs de pignons de pin
  • 1 grosse poignée d’oxalis
  • 1 yaourt
  • 1 càs d’huile d’olive
  • 2 gousses d’ail
  • 1 boule de mozzarella
  • sel, poivre

Préparation:

  • Laver les courgettes, ne les pelez pas.
  • Lavez les feuilles d’oxalis dans 3 eaux vinaigrées et hachez-les
  • Faites torréfier les pignons. Hachez l’ail.
  • Détaillez les courgettes en fines rondelles avec une mandoline. Disposez les joliment en cercle sur les assiettes.
  • Préparez la sauce au yaourt en mélangeant le yaourt, l’huile, l’oxalis, l’ail, le sel et le poivre à votre convenance. Si vous trouvez la sauce trop épaisse vous pouvez l’étendre avec un peu d’eau.
  • Versez doucement la sauce sur chaque assiette.
  • Mettez une demi boule de mozzarella au centre
  • Décorez avec les pignons torréfiés
  • Décorez avec des fleurs comestibles (mauve, pâquerette, rose, capucine, en ce moment) pour donner de la couleur à cette réalisation ( la couleur fait saliver)
  • Servez très frais

 

 

GASPACHO DE CONCOMBRE AU LIERRE TERRESTRE

En ces temps de canicule annoncée (37 degrés pour mercredi et jeudi), il faut faire le plein de recettes fraiches. Je suis en phase de régime strict, ce qui n’aide pas pour faire la cuisine et proposer des recettes (testées et approuvées), mais il y a toujours moyen de concilier régime et gourmandise. 

J’ai choisi ce soir un gaspacho frais et facile, qui change du traditionnel gaspacho que j’affectionne en été, et qui est vitaminé, protéiné et léger.

J’avais les ingrédients dans mon frigo et le lierre terrestre dans le jardin (certes c’est plus pratique ), et hop c’est parti!

 

N’oubliez pas de consulter d’autres recettes fraîches du même ordre comme la soupe froide de concombre aux noix ou la soupe froide de courgettes chèvre et menthe sauvage .

Ingrédients:

  • 1 concombre
  • 1 poignée de lierre terrestre
  • 2 yaourt bulgares
  • 1 gousse d’ail
  • 1 càc d’huile d’olive
  • 1/2 jus de citron
  • sel, poivre (je prends du sel herbamare qui contient des épices et plantes)

Préparation:

  • Pelez et épépinez le concombre. Coupez le en morceaux
  • Otez les feuilles de lierre terrestre, lavez les à l’eau vinaigrée.
  • Hachez le lierre et l’ail.
  • Mixez le concombre avec le yaourt
  • Ajoutez les herbes, l’huile d’olive et le jus de citron
  • Salez et poivrez à votre convenance.
  • Mettez  au  réfrigérateur, le gaspacho se sert très frais.

J’ai obtenu une consistance assez épaisse mais ce n’est pas désagréable. Si vous souhaitez quelque chose de plus liquide étendez avec un peu d’eau

 

PATé DE FOIE DE LAPIN A L’AIL DES OURS

Voici une recette qui me vient de ma mère et que j’ai un peu arrangé pour remplacer l’ail par l’ail des ours.

Je garde un souvenir attendri de ce pâté, que ma mère confectionnait pour le dimanche soir, avec le foie du lapin mangé à midi. Réel ou pas ce souvenir, fréquent ou pas le lapin,  je ne sais pas. En tout cas j’adorais  et j’adore toujours.  J’ai repris le flambeau depuis longtemps pour faire comme elle. On mangeait des tartines le dimanche soir, et ce petit pâté maison nous ravissait les papilles.

 

 

 

 

Ingrédients (à multiplier et /ou à remplacer par du foie de volaille):

  • 1 foie de lapin
  • 1 grosse noix de beurre
  • qq brins de persil
  • une poignée d’ail des ours
  • sel, poivre

(je sais, ce n’est pas très précis mais c’est un peu au jugé)

Préparation:

  • Faites cuire le foie dans de l’eau bouillante salée
  • Coupez la noix de beurre en petits morceaux
  • Pendant ce temps hachez l’ail et  le persil
  • Ecrasez le foie encore chaud sur une planche avec une fourchette,  et y incorporer le beurre qui fond. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte lisse et onctueuse. (Vous pouvez hacher le foie cuit si vous préférez)
  • Ajoutez l’ail et le persil, et le sel poivre à votre goût.
  • Mettez cette pâte dans un petit récipient ou une petite assiette en la façonnant pour que ça ait l’air de quelque chose.
  • Mettez au réfrigérateur

Dégustez sur un bon pain paysan

CAKE A L’AIL DES OURS, FETA ET LARDONS

Ça y est, le printemps est (presque) là et les plantes sortent de tous les côtés. Je sens que je ne vais plus savoir où donner de la tête!

Mais il va falloir que je fasse des choix parce que je ne pourrai pas tout cuisiner en même temps. Ou alors je cueille et je e sers de mon déshydrateur, ça pourrait être pas mal!

Cette année, je vais enfin pouvoir profiter des toutes jeunes feuilles de ce début de printemps. Il y a deux ans, j’ai commencé ce blog en mai et l’an dernier j’étais immobilisée par une opération à la hanche juste à ce moment là. J’avais réussi à tester des recettes en ne m’éloignant pas trop de chez moi. Je vais goûter (et vous faire goûter), des jeunes feuilles de hêtre, l’égopode, la consoude, la bardane, l’alliaire et plein d’autres encore! La diversité des plantes sauvages est merveilleuse.

Tout à l’heure, entre deux giboulées, calculé à la seconde près ( j’ai mis mes chaussures de marche sous les dernières gouttes, je les ai enlevées sous les premières, et il a fait soleil entre temps), je suis partie à la cueillette de l’ail des ours. Il y a des tapis entiers dans une petite forêt à dix minute de chez moi. Les scylles, ces délicates petites fleurs bleues, voisinaient avec l’ail, les violettes, le lierre terrestre qu’on devine, l’alliaire encore tout petit. Un régal pour les yeux et pas que…

Je rappelle les consignes de cueillette de l’ail des ours qui voisine avec le muguet, très toxique:

Attention donc à ne pas confondre la feuille d’ail et celle du muguet, toxique même à faible dose, ou celle de la colchique. En cas de doute, il suffit de froisser la feuille que l’on a en main et de sentir. Sauf qu’à force de cueillir ce sont nos mains qui sentent fort. Pour distinguer l’ail des autres plantes: les feuilles d’ail sont longues, avec un long pétiole, séparées, très nervurées. Les feuilles de muguet sont plus rondes, toujours par deux, la première est enroulée dans la deuxième, mates. Les feuilles de colchique sont également enroulées ensemble. Il est donc recommandé de cueillir les feuilles une à une et non pas en groupe pour éviter de se tromper. C’est plus fastidieux mais plus sûr et puis vous n’avez en règle générale pas besoin de tant de feuilles que cela.

 

 

 

 

 

Vous trouverez sur le site d’autres recettes, car l’ail des ours peut se décliner à l’infini. (pesto pour ne citer que le plus classique).Cette après midi, j’ai fait un cake. J’adore ça, c’est facile et complet, avec une salade, pour le soir. Vous pouvez y mettre à peu près tout ce que vous voulez. (en bonus, voici la recette d’un cake à l’ortie, tout doux et délicieux :

http://www.jecuisinesauvage.fr/2017/05/27/cake-aux-orties/

Ingrédients pour le cake à l’ail des ours:

  • 3 oeufs
  • 150 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 10 cl d’huile de tournesol
  • 12 cl de lait
  • 100 g de comté ou parmesan ou pecorino
  • 50 g d’ail des ours (la recette originale en met 80 à 100g, ce que j’ai fait, mais même pour moi qui adore l’ail, c’est un peu fort!)
  • 50 g de fêta
  • 50 g de lardons
  • sel, poivre

Préparation:

  • Lavez vos feuilles d’ail dans 3 eaux vinaigrées
  • Ciselez-les ou hachez les.
  • Faites chauffer le lait
  • Mélangez les oeufs, la farine, la levure, l’huile, le lait, le sel, le poivre pour en faire une pâte homogène.
  • Faites revenir les lardons à la poêle.
  • Coupez la fêta en tout petits cubes
  • Râpez le fromage
  • Incorporez le fromage, les lardons, l’ail et la fêta dans la pâte et mélangez bien
  • Versez dans un moule à cake beurré.
  • Enfournez pour 40 mn environ à 180°

Dégustez à l’apéritif ou en plat avec une salade (de pissenlit par exemple!)

QUE FAIRE AVEC: LE PISSENLIT

Ça y est! Les plantes ont enfin décidé de pousser chez moi. Il neige un peu ce matin mais la pluie de ces derniers jours a activé la repousse printanière de toutes les plantes sauvages, y compris celles qui envahissent mon potager, mais bref passons…

J’ai enfin pu sortir dans mon jardin (oui, ma pelouse n’a plus de pelouse que le nom et j’y trouve largement de quoi faire mes salades de dernière minute), et cueillir le pissenlit nécessaire pour une salade .

Je rappelle que le pissenlit, ou dents de lion, est en fait le nom commun pour plusieurs espèces qui se ressemblent, et qui sont toutes comestibles. Certaines sont plus découpées que d’autres, les feuilles plus rondes ou au contraire plus pointues ce qui rend l’identification un peu ardue parfois, avant la floraison, au moment où les feuilles sont tendres et prêtes être dégustées.

En balade, si vous n’êtes pas sûrs, la feuille de pissenlit a toujours les dents vers le bas, et si vous coupez la feuille un latex blanc s’en échappe. Le meilleur moyen est de goûter car le goût est vraiment inimitable.

 

 

 

 

 

Le pissenlit, compagnon de route de notre enfance, est diurétique et dépuratif, n’hésitez donc pas à en consommer pour une cure détox.  Toutes les parties se mangent, quelle super plante!

On mange les feuilles crues en salade, les boutons floraux en câpres, les fleurs en vin et en confiture ou cramaillote, et les racines grillées (pour les racines c’est en hiver que ça se consomme, quand la sève redescend vers le bas). Comme les pousses sont plus ou moins avancées selon que vous êtes au sud ou au nord, je vous remets toutes les recettes, testées et approuvées ( tout est bon!)

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/04/12/vin-de-pissenlit/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/04/08/capres-de-pissenlit/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/01/14/salade-de-pissenlit-aux-lardons-et-oeufs-mollets/

http://www.jecuisinesauvage.fr/2017/05/26/gelee-de-pissenlit-cramaillotte-ou-bissangel-honig/

Bon appétit!