SPAGHETTIS AU PESTO DE BOURRACHE

Il est (plus que) temps de sortir de ma (trop longue) hibernation. Je me balade et je marche mais la pluie, la grisaille et le froid décourage les pousses de plantes sauvages. Ce n’est pas faute de regarder, mais la récolte serait bien maigre.

Alors j’ai fait ce que je fais d’habitude : je suis allée dans mon jardin. Même là, la récolte est maigre. pas de pissenlit, pas de plantain, pas grand chose en fait!! On sent un frémissement, une envie de pousser, mais les feuilles sont « cuites » par le froid, et peu de jeunes pousses à ramasser. Alors je me suis rabattue sur la seule plante qui se dresse fièrement au potager: la bourrache. François Couplan les appelle les « échappées du jardin ». Des plantes comme la capucine, la rose trémière, le souci, la bourrache, qui sont allées se ressemer dans la nature et y ont trouvé leur place. Ce n’est pas le cas de ma bourrache qui est bel et bien semée,  au printemps dernier et a poussé tardivement sans donner encore de fleurs.

Elle semble braver le froid et donne même de  jeunes feuilles.

Je n’en n’avais jamais mangé. Les feuilles, épaisses et piquantes, ne sont pas très appétissantes mais coupées ou  cuites, elles sont très bonnes, un peu amères.

J’avais envie de pâtes, hier, et j’ai donc cherché une petite sauce. Je ferai, la prochaine fois, cette sauce à la ricotta que j’ai repéré, ou je testerai un jour la « sauce verte » allemande,  mais cette fois-ci j’ai utilisé ce qui restait dans mes placards et mon frigo pour un pesto. Hé oui, on peut faire du pesto avec à peu près tout, comme par exemple le pesto d’ortie:

http://www.jecuisinesauvage.fr/2017/10/25/moules-au-pesto-dorties/

ou celui de plantain:

http://www.jecuisinesauvage.fr/2017/08/31/pesto-au-plantain-lanceole/

Pour mon pesto de bourrache, j’ai mis beaucoup d’ail que j’adore, mais c’est peut-être trop. A vous de voir la quantité qui vous convient. Je ne donne pas non plus de quantité d’huile parce que je n’ai pas mesuré. J’ai ajouté petit à petit jusqu’à obtenir la consistance que je désirais.

Ingrédients:

  • un gros bouquet de feuilles de bourrache
  • 2 gousses d’ail (ou une si vous préférez)
  • 50g de parmesan
  • 30g de pignons de pin
  • sel, poivre,
  • huile d’olive à ajuster selon votre souhait

Préparation:

  • Nettoyez bien les feuilles de bourrache dans trois eaux vinaigrées.
  • Coupez les feuilles  et hachez les
  • Ecrasez les pignons et l’ail (dans un mortier si vous en avez un, c’est meilleur, même si c’est plus long à faire)
  • Ajoutez les feuilles, le parmesan en poudre, le sel et le poivre. Mélangez.
  • Ajoutez progressivement l’huile d’olive en mélangeant pour obtenir un mélange crémeux mais pas trop liquide (personnellement je préfère qu’il y ait encore des morceaux et que ce soit épais).
  • Faites cuire vos spaghettis
  • Servez sur vos spaghettis égouttés, dégustez!

SPAGHETTIS AUX FAINES DE HETRE

Parfois, faire simple n’est pas si mal… Surtout quand vos ados vous disent « maman je t’aime » lorsque vous faites des pâtes, et rarement pour un plat plus sain de légumes….

Bref, hier je n’avais pas envie de cuisiner mais j’avais ramassé au cours d’une belle promenade une grosse poignée de faines de hêtre. 

Elles commencent à sécher un peu, et j’ai dû en jeter la moitié. Mais il restait encore de quoi faire une petite recette. Pour la cuisson et l’ouverture des faines voici le lien sur une autre recette:

http://www.jecuisinesauvage.fr/2018/10/08/muffins-aux-pommes-et-faines-de-hetre/

J’ai donc regardé ce qui me restait dans le frigo et dans le placard, et voilà ce que ça a donné:

Ingrédients:

  • 250 g de spaghettis (ou toutes autres pâtes selon vos goûts). J’en ai mis plus mais nous sommes des gourmands et il faut toujours des restes.
  • 100 g de faines de hêtre décortiquées (voir dans le texte)
  • 60 g de pignons de pin
  • 1 gousse d’ail
  • 1 bouquet de persil
  • 25 cl de crème fraîche
  • du parmesan à votre goût
  • 30 g de beurre
  • 30 g de farine
  • sel, poivre
  • faines, persil et pignons pour la décoration

Préparation:

  • Faites cuire les pâtes.
  • Faites torréfier à la poêle et sans huile les pignons et les faines (très légèrement et en remuant sans cesse, ça ne doit pas griller, c’est juste pour exalter leur arôme)
  • Mixez les faines, les pignons, l’ail et le persil.
  • Ajoutez la crème fraîche, mélangez et assaisonnez
  • Faites un roux avec le beurre et la farine, dans une casserole. Ajoutez la crème aux faines, puis le parmesan et laissez fondre pour obtenir une sauce onctueuse.
  • Versez sur les pâtes et ajoutez quelques brins de persil, des faines, des pignons et un peu de parmesan râpé pour la décoration.

 

 

 

BUTTERNUT AU CHEVRE, NOIX ET GRAINES D’ORTIE

J’aime la saveur douce et sucrée des butternuts et je suis contente que la saison ait démarré. Je les préfère aux potimarrons, et surtout aux potirons dont j’aime le goût mais pas l’épluchage ! Les butternuts sont ultra simples à faire cuire au four et la présentation, ainsi coupé en deux, à toujours du succès.

Il me restait du chèvre, du lait de coco, des noix ramassées l’autre jour… ne restait plus qu’à mélanger tout ça. J’ai voulu tester les graines d’orties qui poussent dans un coin du jardin.

Les orties en sont pleines et il est très aisé de les récolter. Il suffit de mettre un petit bol sous l’ortie, prendre les grappes de graines entre le pouce et l’index et frotter les deux doigts l’un contre l’autre. Ça ne pique pas. Par contre, préférez des orties peu polluées, car, après deux tentatives, j’ai renoncé à les laver. Les graines sont si fines que ça colle aux doigts, et je n’ai pas réussi à les sécher correctement. Vérifiez simplement que vous n’avez pas d’hôtes, et laissez leur le temps de sortir!

A goûter elles sont croquantes, douces, lequel croquant s’en va à la cuisson. Elles n’apportent pas de saveur particulière au plat, juste leurs propriétés : acides gras insaturés (linoléique et linolénique), des vitamines C, E, B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 (niacine), B6 (pyridoxine), et de nombreux minéraux : ferzinc, cuivre, calcium, phosphore, magnésiummanganèsesodium, potassium, et sélénium.

Je pense qu’il est préférable de les consommer crues, (boules de fromage de chèvre roulées dedans par exemple).

Ce plat est toujours autant apprécié, prévoyez une bonne heure de cuisson, à vérifier en fonction de la taille de votre butternut (le mien était particulièrement gros).

Ingrédients:

  • 1 butternut  (taille selon le nombre de convives)
  • 10 cl de lait de coco
  • 1/2 fromage de chèvre (frais ou fait, à votre convenance)
  • 2 càs de graines d’orties
  • 1 poignée de noix concassées
  • sel, poivre

Préparation:

  • Préchauffez votre four à 210° (th 7)
  • Coupez votre butternut en deux,
  • Otez les graines (gardez-les pour les griller ou les planter )
  • Creusez encore une partie de la chair (je l’avais remise dans le creux mais vous pouvez la conserver pour une cuisson ultérieure), afin de pouvoir mettre le lait de coco et le fromage
  • Déposez les deux morceaux sur la lèchefrite, préalablement recouverte de papier aluminium. Faites tenir droit avec une boule de papier alu si ça ne tient pas tout seul (pour éviter que la crème ne coule). Ajoutez un peu d’eau au fond de la lèchefrite
  • Coupez le chèvre en petits cubes, parsemez dans le butternut, ajoutez le lait de coco ( ou la crème si vous préférez)
  • Ajoutez les graines d’ortie
  • Salez, poivrez.
  • Enfournez pour 45 mn
  • Pendant ce temps ouvrez et concassez vos noix
  • Parsemez les butternut  remettez au four pendant 1/4 h.
  • Vérifiez la cuisson avec un couteau, il doit s’enfoncer sans problème.

Bon appétit!

 

 

 

SOUPE FROIDE DE CONCOMBRES AUX NOIX

Le temps est vraiment étrange cette année. Il a fait beau et sec depuis le mois de mai, et en ce 15 septembre il fait encore chaud. Non que je m’en plaigne parce que j’ai pu passer tous ces mois dehors, dans le jardin ou en balade, et cela convient tout à fait à mon besoin de nature.

Mais du coup, mes recettes s’adaptent, non seulement à ce que je ramasse mais aussi à la température extérieure.  Ainsi, aujourd’hui, avec le nième « dernier » barbecue de la saison, je vais nous faire une soupe froide au concombre et aux noix. Parce que oui, on trouve déjà des noix bonnes à manger. C’est sans doute un peu tôt, mais la chaleur a avancé toutes les floraisons et fructifications d’au moins quinze jours cette année. Les vendanges sont presque déjà terminées. Les feuilles jaunissent et commencent à tomber. J’ai ramassé des pommes et cueilli du raisin. Les nuits sont froides malgré la chaleur diurne. Etrange mélange. (Bon, cela dit, j’ai déjà fait des raclettes et allumé ma cheminée  en plein mois de juillet, pour une fois que ça va dans l’autre sens, je ne vais pas me plaindre! )

Du coup ma soupe mélange été et automne.

Ma recette d’aujourd’hui est tirée d’une recette turque, le cacik. Je ne connais pas mais il semble que cette soupe se mange en accompagnement et/ou en sauce. J’ai trouvé des recettes assez différentes, avec et sans noix. Les puristes qui connaissent excuseront les libertés prises avec la recette d’origine. Ce sera en accompagnement pour moi, et pour le yaourt qui sert de base, j’ai pris du yaourt de chèvre que j’aime bien mais on peut faire ce qu’on veut.

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 3 petits concombres turcs ou un grand concombre
  • 1 kilo de yaourt très épais
  • 2 gousses d’ail
  • 1/2 bouquet de persil plat
  • 1/2 bouquet d’aneth
  • 3 càs de cerneaux de noix
  • 2 càs d’huile d’olive
  • 2 branches de menthe fraîche (ou de lierre terrestre )
  • Sel

Préparation:

  • Ouvrez les noix et concasser les grossièrement. Réservez.
  • Hachez le persil, l’aneth et l’ail,  et coupez la menthe ou le lierre terrestre en petits morceaux
  • Pelez les concombres et coupez les en tous petits dés.
  • Dans un saladier, mélangez le yaourt et 25 cl d’eau froide. Assaisonnez en sel à votre goût.
  • Ajoutez les concombres et mettez le tout au frais .
  • Au moment  de servir, ajoutez les herbes, l’ail, parsemer de noix et d’huile d’olive. Rectifiez l’assaisonnement.

N’hésitez pas à consulter mes autres recettes à base de noix!

SALADE DE CRABE AUX NOISETTES

J’avais ramassé l’autre jour assez de noisettes pour me faire plaisir en plus de la merveilleuse crêpe aux pommes et noisettes dont vous trouverez la recette sur le site.

Le même soir, parce qu’il pleuvait et que nous étions, mes fils et moi, partis pour une après midi cuisine, je nous ai fait une délicieuse salade légère.

Elle est prévu à l’origine pour être une entrée mais j’y ai ajouté des crevettes pour la rendre plus gourmande.  Si vous souhaitez en faire un plat principal, il est possible des mettre des tomates, ou tout autre légume  ou céréale, qui ne tuera pas la douce saveur des poires et du crabe.

Ingrédients pour 4 personnes:

  • 1 boite de chair de crabe
  • de la salade (j’ai pris du mesclun)
  • 4 càs de noisettes
  • 1 demi branche de céleri
  • 2 poires
  • 1 oignon rouge
  • 1 càs de persil
  • 2 càs de citron
  • 2 càs d’huile d’olive
  • sel, poivre
  • Crevettes, tomates cerises  (facultatif)

Préparation:

  • Ouvrez les noisettes, concassez les grossièrement et faites les griller quelques minutes. Réservez
  • Emincez  finement le céleri, les poires, l’oignon. Hachez le persil

 

 

 

 

 

  • Mélangez tous les ingrédients, assaisonnez avec l’huile, le citron, le sel et le poivre à votre convenance
  • Déposez ce mélange sur un lit de feuilles de salade.
  • J’y ai ajouté des fleurs de capucine pour la couleur. J’aime bien leur goût et j’en ai plein le jardin.

Bon appétit!

SALADE GRECQUE A L’ORIGAN SAUVAGE

En ces temps de canicule, où la végétation grillée attend avec impatience un peu d’eau (et nous aussi), il n’est pas toujours aisé de cuisiner ni même de cueillir des plantes sauvages.

Il en est une pourtant qui résiste bien aux températures élevées: l’origan (marjolaine) sauvage.

il est en fleurs en ce moment, de jolies fleurs roses chez moi, et ressemble au serpolet en plus grand.

Je suis allée en cueillir à la fraîche dans mon petit coin habituel, où il pousse juste à côté du serpolet (miam) pour le marier avec une salade bien de saison: une salade grecque. Découverte en Grèce il y a fort longtemps, cette salade fait depuis partie de mes favorites en été. Elle fait également partie des classiques en cuisine. Et, pour moi, elle est pratique car je peux utiliser  les tomates cerises et les concombres de mon jardin.

Je ne sais d’ailleurs plus s’il s’agit de la « vraie » salade, mais peu importe, voici ma recette fraîcheur. Vous pouvez ajouter ou ôter les ingrédients que vous aimez ou non!

Ingrédients  pour 4:

  • 400 g de tomates cerises
  • 1 concombre
  • 100 g d’olives grecques
  • 1/2 oignon rouge
  • 200 g de feta
  • 1 petit poivron jaune (facultatif, personnellement je ne suis pas fan. Il est plus digeste sans la peau, et parfois je prends des poivrons à l’huile)
  • 1 grosse poignée d’origan sauvage
  • 4 càs d’huile d’olive
  • le jus d’un demi citron
  • sel, poivre, cumin en poudre

 

Préparation:

  • Lavez l’origan avec de l’eau vinaigrée, effeuillez le.
  • Pelez le concombre, coupez le en dés
  • Coupez les tomates en deux, la féta en cubes (et le poivron en lanières)
  • Mélangez tous les ingrédients.
  • Assaisonnez avec l’huile d’olive, le citron, le sel, le poivre, le cumin et l’origan.
  • Servez très frais